Troubles
Anxiété généralisée
Le trouble d’anxiété généralisée se reconnaît moins à la peur d’une chose précise qu’à une inquiétude permanente qui se déplace d’un sujet à l’autre : la santé des proches, le travail, l’argent, les enfants, un retard inexpliqué. Un souci réglé est aussitôt remplacé par un autre.
Le DSM-5-TR retient une anxiété présente la plupart du temps pendant au moins six mois, difficile à contrôler, accompagnée de manifestations physiques : tension musculaire, fatigue, agitation intérieure, irritabilité, difficultés de concentration, sommeil perturbé.
Le retentissement cognitif est direct et figure souvent au premier plan de la plainte. L’attention est mobilisée par la rumination, ce qui laisse moins de ressources pour la tâche en cours : oublis, relectures, impression que la mémoire flanche. Ces difficultés ne sont pas celles d’un trouble de la mémoire, mais celles d’une attention captée ailleurs.
Une croyance entretient fréquemment le trouble : l’idée que s’inquiéter protège, prépare au pire ou empêche qu’il survienne. Elle rend l’inquiétude presque désirable autant qu’elle est pénible, et explique la difficulté à y renoncer.
Le tableau se confond parfois avec une dépression, un TDAH à prédominance inattentive ou un trouble neurocognitif débutant. Le bilan neuropsychologique aide à situer ce qui revient à l’anxiété, en mettant en regard les difficultés décrites et le profil observé.
Les thérapies comportementales et cognitives y travaillent par la restructuration cognitive, l’exposition progressive à l’incertitude et la reprise d’un rapport plus souple au contrôle. La Haute Autorité de santé situe ces approches parmi celles évaluées pour les troubles anxieux.
Cette page est informative. Elle ne constitue ni un diagnostic, ni un avis médical personnalisé, et ne remplace pas une consultation auprès d'un professionnel de santé.