Charte déontologique et cadre d’exercice
Dernière mise à jour :
1. Le cadre déontologique
Cyrielle Hue exerce conformément au Code de déontologie des psychologues, dans sa version consolidée du 9 septembre 2021. Ce texte actualise le code de 1996 et sa mise à jour de février 2012 ; il a été signé le 5 juin 2021 par les organisations professionnelles réunies au sein du CeRéDéPsy.
Ce code n’est pas un texte réglementaire opposable à la manière d’une loi : c’est un engagement professionnel. Il est cependant régulièrement invoqué par les juridictions et par les instances professionnelles, et il constitue la référence commune de la profession en France.
Les principes qui en découlent, en pratique
- Respect des droits fondamentaux de la personne : dignité, liberté, protection de l’intimité et de la vie privée.
- Compétence : n’intervenir que dans les champs pour lesquels une formation et une expérience réelles existent, et orienter au-delà.
- Responsabilité et autonomie professionnelle : les décisions cliniques appartiennent à la psychologue, qui en répond.
- Rigueur : des méthodes et des outils validés, une interprétation prudente, une distinction claire entre ce qui est observé et ce qui est supposé.
- Probité : pas de promesse, pas d’exagération, pas de complaisance.
- Respect du but assigné : les évaluations et les interventions ne servent que la finalité pour laquelle elles ont été demandées.
2. Le titre de psychologue
L’usage professionnel du titre de psychologue est réservé par la loi aux titulaires d’un diplôme sanctionnant une formation universitaire fondamentale et appliquée de haut niveau en psychologie. Cette protection résulte de l’article 44 de la loi n° 85-772 du 25 juillet 1985 portant diverses dispositions d’ordre social.
Les psychologues sont enregistrés auprès de leur Agence régionale de santé et figurent au Répertoire partagé des professionnels intervenant dans le système de santé (RPPS), qui a remplacé le répertoire ADELI pour cette profession depuis le 3 juin 2024.
Diplôme : Master II de Neuropsychologie cognitive et clinique, Université de Strasbourg, 2014. Numéro RPPS : 10110130753
Ce que « neuropsychologue » veut dire
« Neuropsychologue » n’est pas un titre distinct. C’est une spécialisation au sein du titre de psychologue, portant sur les relations entre le fonctionnement du cerveau et les fonctions cognitives : attention, mémoire, langage, fonctions exécutives, gnosies, praxies, cognition sociale.
Il en va de même pour « psychologue TCC », qui désigne une orientation théorique et technique (les thérapies comportementales et cognitives) au sein de la psychothérapie.
Ce qu’un psychologue n’est pas
- Un psychiatre est médecin. Il peut prescrire des médicaments et délivrer des arrêts de travail. Un psychologue ne prescrit pas et ne délivre pas d’arrêt de travail.
- Un psychanalyste se réfère à un autre corpus théorique. Ce titre n’est pas protégé par la loi.
- Un psychothérapeute relève d’un titre distinct, dont l’usage est réglementé et soumis à inscription sur un registre national.
Ces distinctions sont détaillées dans la FAQ et le glossaire.
3. Le secret professionnel
3.1 Le principe
Tout ce qui est dit, observé, écrit ou confié dans le cadre d’une prise en charge est couvert par le secret professionnel.
Cela vaut pour le contenu des entretiens, les résultats des tests, les comptes rendus, et jusqu’au fait même que vous consultiez.
La violation du secret professionnel est un délit, réprimé par l’article 226-13 du Code pénal, qui prévoit un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende.
3.2 Ce que cela signifie concrètement
Sans votre accord, aucune information n’est transmise :
- ni à votre famille, votre conjoint ou vos proches ;
- ni à votre employeur, votre médecine du travail ou votre assurance ;
- ni à votre médecin traitant, sauf si vous le demandez ;
- ni à l’école ou à l’établissement de votre enfant ;
- ni à un autre professionnel, même dans votre intérêt supposé.
3.3 Le compte rendu de bilan
Le compte rendu vous appartient. Il vous est remis, à vous, ou aux titulaires de l’autorité parentale s’il s’agit d’un enfant.
Vous décidez à qui vous le transmettez. Il n’est jamais envoyé à un tiers de la propre initiative de la praticienne.
Lorsque le bilan a été demandé par un professionnel ou financé par un dispositif (comme un parcours PCO-TND), les modalités de transmission vous sont expliquées avant le début du bilan, et votre accord est recueilli.
3.4 Les enfants et les adolescents
Un mineur a droit à un espace de parole. Les parents sont informés du cadre, du sens et des orientations du travail, pas du détail de ce que leur enfant confie.
Ce point est expliqué à l’enfant comme aux parents dès le premier entretien, pour que chacun sache à quoi s’attendre.
3.5 Les limites légales du secret
Le secret n’est pas absolu. L’article 226-14 du Code pénal prévoit des situations dans lesquelles un professionnel qui révèle une information n’encourt pas la sanction pénale.
Cela concerne notamment :
- l’information des autorités compétentes en cas de privations ou de sévices constatés sur un mineur ou sur une personne qui n’est pas en mesure de se protéger en raison de son âge ou de son incapacité physique ou psychique ;
- les cas où la loi impose ou autorise expressément la révélation ;
- l’obligation de porter assistance à une personne en péril, prévue par l’article 223-6 du Code pénal.
Ces situations sont rares et strictement encadrées. Lorsqu’elles surviennent, la personne concernée en est informée chaque fois que cela est possible, et la transmission se limite au strict nécessaire.
Cette réserve n’a pas vocation à vous inquiéter : elle protège les personnes les plus vulnérables, et elle est la même pour tous les professionnels de santé.
4. Le consentement
4.1 Rien ne se fait sans votre accord
Aucun bilan, aucune évaluation, aucun accompagnement n’est engagé sans que vous ayez été informé et que vous ayez donné votre accord.
Avant de commencer, vous êtes informé :
- de l’objectif de la démarche ;
- de son déroulement et de sa durée ;
- de ce qui sera produit (compte rendu écrit, restitution orale) ;
- de son coût ;
- de qui recevra quoi ;
- de vos droits, y compris celui de refuser ou d’arrêter.
4.2 Vous pouvez refuser, et vous pouvez arrêter
À tout moment, sans avoir à vous justifier. Une psychothérapie repose sur votre libre adhésion. Un bilan aussi.
Refuser ou interrompre ne vous expose à aucun jugement et ne compromet aucune prise en charge future.
4.3 Enfants et majeurs protégés
Pour un mineur, le consentement des titulaires de l’autorité parentale est requis. Lorsque l’autorité parentale est exercée conjointement, un bilan ou un accompagnement n’est pas un acte usuel : l’accord des deux titulaires est nécessaire. La personne qui prend contact atteste de l’accord de l’autre parent ; en cas de désaccord connu ou de doute, la démarche est suspendue le temps que la situation soit clarifiée.
Mais l’adhésion de l’enfant est également recherchée : on lui explique, avec des mots adaptés à son âge, ce qui va se passer et pourquoi.
Un enfant qui refuse activement une évaluation n’est jamais contraint. Le refus est travaillé, ou la démarche est différée.
Pour un majeur protégé, le cadre légal de la protection est respecté, sans que la personne cesse pour autant d’être l’interlocutrice principale.
5. La visioconsultation : le cadre
5.1 Ce qui ne change pas
Une séance à distance obéit exactement aux mêmes règles qu’une séance en présentiel : secret professionnel, consentement, cadre, qualité de l’écoute.
5.2 Les conditions requises
Pour vous :
- un lieu calme, isolé et confidentiel, où vous ne serez pas interrompu ni entendu ;
- une connexion stable, une caméra et un microphone ;
- d’être disponible pendant toute la durée de la séance.
Pour la praticienne : un cadre de travail confidentiel, un lien de téléconsultation sécurisé et personnel, et une organisation identique à celle du présentiel.
5.3 Enregistrement interdit
Aucun enregistrement audio, vidéo ou capture d’écran n’est autorisé, de part et d’autre, sauf accord écrit exprès et préalable des deux parties.
6. Ce que ce cabinet ne fait pas
Le dire clairement évite des demandes déçues et des délais perdus.
6.1 Les urgences
Ce cabinet ne prend pas en charge les urgences. La prise de rendez-vous se fait par courriel : je réponds dès que possible, le plus souvent dans la semaine, mais aucun délai n’est garanti. Ce fonctionnement est incompatible avec toute situation urgente.
En cas d’urgence : 15 (SAMU), 3114 (prévention du suicide), 114 (par SMS). Voir la page Urgences et ressources d’aide.
6.2 Les expertises judiciaires demandées par un particulier
Aucune expertise judiciaire n’est réalisée à la demande d’un particulier, notamment dans un contexte de séparation, de conflit parental, de litige avec un employeur ou de procédure en cours.
Une expertise judiciaire est ordonnée par un magistrat et confiée à un expert inscrit. Le rôle du psychologue qui accompagne une personne est incompatible avec celui d’expert dans une procédure la concernant.
Un compte rendu de bilan ne peut pas être détourné en pièce à charge contre un tiers. S’il vous est remis, c’est pour vous et pour votre parcours de soin.
6.3 Les certificats de complaisance
Aucune attestation ne sera rédigée :
- affirmant un fait qui n’a pas été personnellement constaté ;
- portant un jugement sur une personne qui n’a pas été reçue ;
- destinée à servir d’argument dans un conflit ou une procédure ;
- établissant un diagnostic sans évaluation.
Ce refus n’est pas un manque de bienveillance : une attestation de complaisance est sans valeur, elle expose son signataire, et elle dessert celui qui la produit.
Ce qui peut être rédigé : une attestation de suivi mentionnant des faits personnellement constatés (la réalité et les dates d’un suivi), sans révéler de contenu clinique, et remise uniquement à la personne concernée.
6.4 Le diagnostic médical
Un bilan neuropsychologique objective un fonctionnement cognitif et apporte des éléments complémentaires à une démarche diagnostique. Il ne constitue pas, à lui seul, un diagnostic médical. Les diagnostics relèvent du médecin, le plus souvent au sein d’une démarche pluridisciplinaire.
6.5 La prescription
Un psychologue ne prescrit pas de médicament et ne délivre pas d’arrêt de travail. Ces actes relèvent d’un médecin.
Un suivi psychologique et un traitement médicamenteux ne s’opposent pas : ils se complètent souvent. Ne modifiez jamais un traitement sans en parler au médecin qui l’a prescrit.
7. Formation continue et actualisation des pratiques
Le Code de déontologie fait de l’actualisation des connaissances une obligation professionnelle.
- Formation en cours aux thérapies comportementales et cognitives à l’AFTCC.
- Participation aux congrès nationaux et régionaux de neuropsychologie et aux Journées de Neurologie de Langue Française (JNLF).
- Près de douze ans d’exercice hospitalier aux Hôpitaux Robert Schuman, au Grand-Duché de Luxembourg, depuis 2015. La formation clinique initiale s’est faite en stage de master, au sein du service de neurologie et du Centre Mémoire de Ressources et de Recherche (CMRR) des Hôpitaux Civils de Colmar, puis du CMRR du CHU de Reims.
- Les outils d’évaluation employés sont des tests standardisés et étalonnés, choisis en fonction de la question posée et de leur validité pour la population concernée.
Le détail des formations suivies figure sur la page Qui suis-je.
8. Communication professionnelle
Le Code de déontologie impose sobriété et retenue dans la communication publique.
En conséquence, sur ce site :
- aucune promesse de guérison ou de résultat ;
- aucun délai annoncé pour un mieux-être ;
- aucune comparaison dévalorisante avec d’autres professionnels ;
- aucun démarchage, aucune urgence artificielle, aucun compte à rebours, aucune offre limitée ;
- aucune donnée inventée : les chiffres, les affirmations cliniques et les références citées sont sourcés ;
- les contenus d’information renvoient à des sources vérifiables (Haute Autorité de Santé, INSERM, Santé publique France, publications scientifiques).
Un avertissement figure au bas de chaque page clinique et de chaque article : le contenu est informatif, il ne constitue ni un diagnostic ni un avis personnalisé, et il ne remplace pas une consultation.
8.1 Témoignages
Publier l’avis d’une personne accompagnée touche au secret professionnel et à la relation de soin. Le cadre retenu est donc le suivant :
- aucun avis n’est sollicité pendant une prise en charge, ni au décours immédiat d’une restitution ;
- un témoignage n’est publié qu’avec un consentement écrit distinct, recueilli hors séance, dont le refus n’a aucune conséquence sur l’accompagnement ;
- l’identification reste limitée au prénom et à l’initiale du nom, sans élément permettant de reconnaître la personne ni de déduire son motif de consultation ;
- le retrait est possible à tout moment et sans justification ;
- aucun témoignage laissant entendre un résultat garanti n’est publié.
Aucun témoignage n’est publié sur ce site à ce jour.
9. Ce que ce site n’est pas
- Ce n’est pas une consultation. Lire une page ne remplace pas un entretien.
- Ce n’est pas un outil de diagnostic. Aucun contenu ne permet de poser, de confirmer ou d’écarter un diagnostic.
- Ce n’est pas un service d’urgence.
- Ce n’est pas un dossier patient. Aucun document de santé n’y est hébergé.
Voir les conditions générales d’utilisation.
10. Si vous estimez qu’une règle n’a pas été respectée
Parlez-en d’abord directement. La plupart des malentendus se règlent en un entretien, et cela fait partie du travail.
Si cela ne suffit pas, adressez une réclamation écrite à l’adresse figurant dans les mentions légales.
Vous pouvez également saisir :
- une organisation professionnelle de psychologues signataire du Code de déontologie, dont certaines disposent d’une commission de déontologie ;
- l’Agence régionale de santé compétente, auprès de laquelle les psychologues sont enregistrés ;
- selon la nature des faits, les juridictions compétentes.
Pour un litige de nature commerciale (honoraires, annulation, facturation), la voie de la médiation de la consommation est décrite dans les conditions générales de prestation de services.
Dernière mise à jour : 27 juillet 2026.
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