Troubles
Agoraphobie
L’agoraphobie n’est pas la peur des grands espaces, contrairement à ce que son étymologie laisse croire. C’est la peur des situations dont il paraîtrait difficile de s’échapper, ou dans lesquelles il serait difficile d’être secouru, en cas de malaise ou d’attaque de panique.
Le DSM-5-TR en décrit cinq domaines : les transports, les espaces ouverts, les lieux clos, les files d’attente et la foule, et le fait d’être seul hors de son domicile. La crainte doit concerner au moins deux d’entre eux et durer au moins six mois.
La conséquence la plus visible est un rétrécissement progressif du territoire. On renonce au train, puis à l’autoroute, puis aux magasins aux heures d’affluence, puis aux sorties sans accompagnant. Chaque renoncement soulage sur le moment et confirme, sur la durée, que la situation était bien dangereuse.
Les comportements dits de sécurité jouent le même rôle : s’asseoir près de la sortie, emporter un médicament sans jamais le prendre, ne sortir qu’accompagné, repérer les pharmacies sur le trajet. Ils rendent la situation praticable et empêchent d’apprendre qu’elle l’était déjà.
L’exposition progressive, préparée et répétée, accompagnée de l’abandon graduel de ces stratégies, constitue le cœur de la prise en charge en thérapie comportementale et cognitive. Le rythme est décidé avec la personne, et les premières étapes sont volontairement modestes.
Cette page est informative. Elle ne constitue ni un diagnostic, ni un avis médical personnalisé, et ne remplace pas une consultation auprès d'un professionnel de santé.