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Diagnostic différentiel

Le diagnostic différentiel est la démarche par laquelle on envisage toutes les affections susceptibles de produire le tableau observé avant d’en retenir une. Elle ne consiste pas à accumuler des arguments en faveur d’une hypothèse, mais à chercher méthodiquement ce qui permettrait de l’écarter.

En neuropsychologie, cette étape est décisive, parce que des difficultés très semblables peuvent relever de causes entièrement différentes. Une plainte de concentration peut renvoyer à un TDAH, à une dépression, à un trouble anxieux, à une dette de sommeil, à un effet médicamenteux, à une douleur chronique, à un trouble sensoriel non corrigé ou au début d’une maladie neurodégénérative.

Le profil des performances y contribue davantage que leur niveau. Deux personnes obtiennent le même score de mémoire : chez l’une, l’information ressort dès qu’un indice est fourni, ce qui oriente vers un défaut de récupération ; chez l’autre, elle ne ressort pas, ce qui oriente vers un défaut de stockage. La suite à donner n’est pas la même.

L’anamnèse pèse autant que les tests. L’âge de début, le caractère progressif ou brutal, la fluctuation dans le temps, les antécédents, les traitements en cours et le contexte de vie orientent souvent plus sûrement qu’un chiffre.

Le bilan neuropsychologique participe à cette démarche, il ne la conclut pas : il objective un fonctionnement et apporte des éléments à une réflexion diagnostique qui revient au médecin. Plusieurs causes peuvent d’ailleurs coexister, et c’est fréquent : reconnaître l’une n’autorise pas à cesser de chercher les autres.

Cette page est informative. Elle ne constitue ni un diagnostic, ni un avis médical personnalisé, et ne remplace pas une consultation auprès d'un professionnel de santé.